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Avoir une phobie sociale

Avoir une phobie sociale Introduction : L'anxit sociale correspond la peur persistante d'une ou de plusieurs situations dans lesquelles la personne est susceptible d'tre observe par autrui et

 
10-17-2014, 01:53 PM #1
crazy dz
 
: Aug 2014
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Avoir une phobie sociale

Introduction :
L'anxit sociale correspond la peur persistante d'une ou de plusieurs situations dans lesquelles la personne est susceptible d'tre observe par autrui et craint d'agir de faon humiliante ou embarrassante. Lorsque nous sommes l'objet de l'attention des autres, il peut arriver que nous ayons
peur de ne pas faire bonne impression. Il s'agit l d'un phnomne fort rpandu comporte alors :
la peur du regard de lautre: La crainte dtre expos au regard dautrui est systmatique.. Il est noter que cet lment, comme les autres qui vont tre dcrits, sont prsents chez chaque individus, ce sont les proportions et la nature handicapante qui mnent au trouble. Personne naime tre regard, un sujet souffrant danxit sociale simplement plus que les autres. Il sagit l dune peur instinctive, animale pourrait-on dire.
2) Peur du jugement
Sur cette peur instinctive va se construire une deuxime strate, celle-ci psychologique : le regard devient jugement, est interprt comme tel et resulte de certain facteur :
a) Peur de soi : le sujet peut avoir mis en place une anxit quant ses propres ractions. Hypervigilance, attention porte sur soi, focalisation qui perturbent la performance elle-mme o lattention pour tre efficace, doit tre porte vers lextrieur.
b) Peur du regard dautrui : jugement et valuation : le sujet est inhib (altration des facults) car il redoute le jugement, lvaluation, en loccurrence, ngatifs. On peut rapprocher cela du trac, anxit dvaluation, de performance. Ici, cest de la performance sociale dont il est question. Celle-ci est interprte travers le filtre de lanxit :
- Lattention de lautre est survalue ( il me surveille, pas le droit lerreur )
- Le jugement ngatif est survalu ( il ma trouv nul(le) )
c) Peur de limage de soi : le sujet qui souffre danxit sociale a des difficults sadresser des compliments sur ses performances. En dcoule un grand besoin de reconnaissance. Le dsir de donner une bonne impression est donc frquent. Le problme nat de la prsence conjointe de cette ambition et de la peur de ne pas y parvenir. Dsir et peur mms sont ici la naissance du trouble. On peut ajouter cela des exigences excessives que mme des non-phobiques sociaux nauraient pas. Les performances sont donc ncessairement insatisfaisantes.
Le trac est le nom que l'on donne l'inconfort ponctuel, directement associ une performance excuter devant public. Il est limit cette situation et n'altre pas, de faon importante, la qualit de vie de l'individu.
la timidit, la personne timide a tendance se tenir en retrait et laisser les autres initier la conversation(lorsquil veut poser des question en cour cest toujour son collegue qui fait a ;ne peux pas entamer un sujet de conversation). Elle prouve habituellement plus d'anxit sociale que la moyenne. Au fil des rencontres cependant, l'angoisse diminue et la personne timide s'adapte(extraverti avec ses proches).. Les personnes timides sont souvent apprcies pour leur discrtion, leur sensibilit, leur sens de l'observation, leur sens critique et leur capacit d'analyse. Le monde d'aujourd'hui valorise l'extraversion mais tout groupe, toute population se doit de compter parmi ses membres des extravertis et des introvertis.(la personne timide perd toujours ses droit et ne rclame jamais ;et un tudiant timide a toujours des difficult pour comprendre puisque il nose pas parler en public)
"L'angoisse. Raction invitable de l'tre face l'inconnu qui l'enserre"

phobie sociale. :Il s'agit l d'une peur importante et persistante de situations sociales o l'on est expos au regard et l'valuation d'autrui. La personne souffrant de phobie sociale craint d'tre humilie ou embarrasse par sa faon d'agir ou par ses symptmes d'anxit tels que le rougissement ou les tremblements. Bien qu'elle reconnaisse que sa peur est excessive ou irrationnelle, elle redoute la plupart des situations sociales, qu'elle tente d'viter ou tolre avec difficult.
Critres diagnostiques DSM IV (manuel diagnostique le plus courant)
A. Une peur persistante et intense d'une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut tre expos l'ventuelle observation attentive d'autrui. Le sujet craint d'agir (ou de montrer des symptmes anxieux) de faon embarrassante ou humiliante.
B. L'exposition la situation sociale redoute provoque de faon quasi systmatique une anxit qui peut prendre la forme d'une Attaque de panique lie la situation ou bien facilite par la situation.
C. Le sujet reconnat le caractre excessif ou irraisonn de la peur.
D. Les situations sociales ou de performance sont vites ou vcues avec une anxit et une dtresse intenses.
E. L'vitement, l'anticipation anxieuse ou la souffrance dans la (les) situations(s) sociale(s) redoute(s) ou de performance perturbent , de faon importante, les habitudes de l'individu, ses activits professionnelles (ou scolaires), ou bien ses activits sociales ou ses relations avec autrui, ou bien le fait d'avoir cette phobie s'accompagne d'un sentiment de souffrance important.
F. Pour les individus de moinsde 18 ans, on ne porte le diagnostic que si la dure est d'au moins 6 mois.
G. La peur ou le comportement d'vitement n'est pas li aux effets physiologiques directs d'une substance ni une affection mdicale et ne sont pas mieux expliqus par un autre trouble mental (p. ex. le trouble panique avec ou sans agoraphobie).
H. Si une affection mdicale gnrale ou un autre trouble mental est prsent, la peur dcrite en A est indpendante de ces troubles; par exemple, le sujet ne redoute pas de bgayer, etc..
Les caractristiques habituelles associes la phobie sociale comprennent une hypersensibilit la critique, une valuation ngative ou au rejet, une faible estime de soi ou des sentiments d'infriorit. Les sujets ayant une phobie sociale craignent souvent une valuation indirecte par les autres telle que de passer un examen.

Alors Le trouble de la personnalit vitante est un mode gnral d'inhibition sociale, de sentiments de ne pas tre la hauteur et d'hypersensibilit au jugement ngatif d'autrui qui apparat au dbut de l'ge adulte et est prsent dans des contextes divers,
1.Le sujet vite les activits sociales professionnelles qui impliquent des contacts importants avec autrui par crainte d'tre critiqu, dsapprouv ou rejet.(mont au tableaux ;prsenter un cour ;poser des question aux prof..)

2. Rticence s'impliquer avec autrui moins d'tre certain d'tre aim(ne communique pas avec ses collegues ;ne rentre pas dans des discussion)

3. Est rserv dans les relations intimes par crainte d'tre expos la honte et au ridicule.(que des amis denfance)

4. Craint d'tre critiqu ou rejet dans les situations sociales(confiance en soi ;ne rpond pas et ne participe pas pendant le cour )

5. Est inhib dans les situations interpersonnelles nouvelles cause d'un sentiment de ne pas tre la hauteur(.naime pas trop faire de nouvelle connaissance)

6. Se peroit comme socialement incomptent, sans attrait ou infrieur aux autres.(jalousie de ses collegues ;il narrive pas a ccomplir une mission par manque de confiace en soi ;avoir un angoisse permanant et sentiment de culpabilit sans cesse)

7. Est particulirement rticent prendre des risques personnels ou s'engager dans de nouvelles activits par crainte d'prouver de l'embarras.(ne peux pas prendre une dcision et a tjoujours besoin dun autre avis ;et dpendant des autres)

Le trouble de la personnalit vitante reprsente 47% des personnes souffrant de phobie sociale.
D'o vient cette peur des autres ?
1/l'hrdit, (n 'est pas prouv cest selon des tudes pidmiologique)
2/l'environnement familial( un des parents severe),
3/ l'ducation
4/des vnements marquants :traumatisme psychique a lenfance :ensegnat qui vous a humili en public ;ou microtraumatisme a rptition un des parents qui sarrete pas de vous dvaloriser
Avant une rencontre ou une prsentation en public ya tout un discour qui se passe a linterieur de cette personne :
1.Je dois tre apprci.

2. Je ne dois pas paratre idiot aux yeux des autres, aucun moment.

3. Le monde est dangereux.

4. Les autres doivent prendre soin de moi.

5. Mieux vaut tre isol que de risquer d'tre bless.

6. Toute critique envers moi est une terrible condamnation.

7. Les gens doivent m'offrir des garanties inconditionnelles d'acceptation avant que je puisse tablir des liens avec eux.

8. Je suis indsirable.

9. Les autres sont critiques, indiffrents ou humiliants.

10. Je ne peux pas supporter les motions ngatives.

11. Si les autres me ctoient, ils vont me connatre mieux, se rendre compte de qui je suis et magresser ou me rejeter (syndrome de lusurpateur).

12. Il vaut mieux ne pas faire que de courir le risque dchouer.
Dans un contexte de phobie detre agrss et de ne pas etre a la hauteur ;
De retour la maison, elles repassent inlassablement le film de cette rencontre, recherchant les erreurs prsumes et amplifiant les consquences de celles-ci.
l'individu qui redoute les situations sociales limitera ses interactions et suscitera ainsi moins d'intrt chez les autres et c a qui augumente son stresse et son ide detre rejet de la socit il se sens inferieur puisque il nest pas recherch comme son amis extraverti ;il se concentre sur a il se culpabilise a chaque fois il se croit toujour fautif !!
L ou lvitement est reli langoisse dans la phobie sociale, avec la personnalit vitante rgnent justification et rationalisation. Les vitements sont expliqus et les problmes attribus des phnomnes externes. Diverses raisons viennent en effet expliquer les vitements : fatigue, ennui, manque dintrt, antipathie des autres etc La peur est peu voque.
Cest sur ces quelques points que lon pourrait tablir un diffrentiel avec la phobie sociale :
, on peut interprter la personnalit vitante comme une phobie sociale qui se serait gnralise, avec comme processus central lvitement, banalis au fil du temps, justifi par une attitude pseudo-logique ou rationnelle et une externalisation du problme plus ou moins fataliste et amre mais qui trouve sa source dans une peur fondamentale dtre bless ou rejet alors Les phobies sociales concernent les individus qui, dans une ou des situations sociales prouvent une forte anxit. Ces manifestations anxieuses intenses et la plupart du temps paralysantes ou inhibitrices conduisent le sujet viter les dites situations, do un fort handicap.
2types de phobies sociales :
-performance et des intraction :
PERFORMANCE
Tlphoner en public
Participer au sein dun petit groupe
Manger dans un lieu public
Boire en compagnie dans un lieu public
Jouer, donner une reprsentation ou une confrence
Travailler en tant observ
Ecrire en tant observ
Uriner dans des toilettes publiques
Entrer dans une pice alors que tout le monde est dj assis
Prendre la parole une runion
Passer un examen
Faire un compte rendu un groupe

INTERACTION SOCIALE
Parler des gens qui dtiennent une autorit
Aller une soire
Contacter par tlphone quelquun qui ne vous connat pas trs bien
Parler des gens que vous ne connaissez pas trs bien
Rencontrer des inconnus
Etre le centre dattention
Exprimer son dsaccord ou sa dsapprobation des gens que vous ne connaissez pas trs bien
Regarder dans les yeux des gens que vous ne connaissez pas trs bien.
Essayer de draguer quelquun
Rapporter des marchandises dans un magasin
Donner une soire
Rsister aux pressions dun vendeur insistant


Phobie sociale et autres troubles [/size

Phobie sociale et autres troubles Pourcentage
Trouble panique 4,7%
Trouble obsessionel compulsif 11,1
Dysthymie 12,5
Agoraphobie 44,9%
Les chiffres indiquent une propension au dveloppement d'autres troubles. Cette observation conduit sintresser avec plus dattention au facteur commun : lanxit elle-mme. ]Observation:
Cest un sujet qui souffre de :
1.Impressiondincomptence

l'impression d'incomptence (d'tre nul , pas la hauteur...) est omniprsente avec le plus souvent une forte empreinte motionnelle.
Ce sentiment entrane diffrents phnomnes : peur de lobservation dautrui, peur de lvaluation, peur de ne pas tre intressant, peur du silence, peur du ridicule, dvalorisation, impression gnrale dincomptence sociale manque de confiance en soi augumentation de langoisse qui est un trrain de depression



2. Perfection et reconnaissance

En mme temps que ce sentiment d'incomptence, la personne souffrant de phobie sociale cre un paradoxe puisque viennent se greffer des croyances, aspirations irralistes pouvant se rsumer schmatiquement ainsi :

- Je dois tre parfait : de cette auto-injonction rsulte une forte pression, un enjeu important dans les situations sociales puisqu'il faut tre comptent, intressant, talentueux etc... en toute circonstance. Et donc on remarque que ces sujets sont plus comptants que les extravertis ;mais il se mit sous beaucoup de pression pour etre a la hauteur chose qui peut agraver sa fatigue et son angoisse et donc accelere lapparition de sa depression surtout quil nest jamais satisfait de la rcompense de son entourage..

- Je dois tre apprci par tous : ce postulat entrane diverses manifestation comme un manque d'affirmation de soi, un vitement de ce qui peut tre conflictuel, une faible expression des motions etc...
au total :
Ces deux objectifs sont fortement anxiogne (car par nature inaccessible), d'autant plus si ils s'ajoutent un sentiment d'incomptence : quelqu'un qui se pense nul et qui en mme temps s'impose d'tre parfait et aprci par tous se place dans une situation inextricable et angoissante.

La peur va donc tre prsente chaque coin de rue, se manifestant travers diffrents symptmes.
lexamen de ce patient retrouve :lors dune rencontre ou une prsentation en public et parfois meme lorsque on lui pose une question :
Sujet avec trouble physiologique : tensions et manifestations neuro-vgtatives disproportionnes : tensions musculaires, douleurs musculaires, fatigue, rougissement, tremblement, sensation dtouffement, tachycardie, sudation excessive, scheresse de la bouche,
- Symptmes cognitifs : hypervigilance, focalisation, hyperconscience de soi et par voie de consquence, difficult de concentration, de mmoire (trou noir) distorsions cognitives (lecture de la ralit loigne de la ralit elle-mme), anticipation anxieuse...

- Symptmes comportementaux : conduites dvitement direct ou subtil, besoin de rssurance extrieure, dfaut d'affirmation de soi, de gestion des conflits, d'expression des motions, vrifications, inhibition, hyperactivit...
Et donc cest un sujet qui devie sa concentration vers son malaise et donne beaucoup dimportance a a chose qui peut etre cause de son echec.
Physiopathologie :

Cette prsentation de la phobie sociale la dcrit comme un processus plusieurs composants :
-psycho-corporels
-cognitifs
-comportementaux
- motionnels.
Raction d'alarme - fausse alarme:
La dimension corporelle de l'anxit est omniprsente : la gorge qui se serre, l'estomac qui se noue, la respiration qui devient difficile, les tremblements, la sudation... Ces marqueurs sont universels, cela, tout fait normalement puisqu'il s'agit de ractions naturelles. Le corps panique.
Une crise de panique est une raction d'alarme. Le corps ragit comme s'il y avait agression relle, il se mobilise pour faire face au danger. Mais les manifestations physiologiques de la panique, utiles dans le cas d'une agression relle, deviennent inadaptes donc gnante pour une personne qui n'a pas besoin rellement de "sauver sa peau".
Ces manifestations (plus ou moins prsentes, plus ou moins dveloppes selon l'individu) :
- Palpitations,tachycardie
-Transpiration
-Tremblements ;secoussee :musculaires
- Sensations de souffle coup ou impression dtouffement
- Douleur ou inconfort thoracique
- Sensation dtranglement
- Douleur ou gne gastrique
- Nause ou gne abdominale
- Sensation de vertige, dinstabilit, de tte vide ou dimpression dvanouissement
- Dralisation (sentiment dirralit) ou dpersonnalisation (tre dtach de soi)
- Parasthsie (sensation dengourdissement ou de picotements)
- Frissons, bouffes de chaleur
C'est en cel qu'on appelle une crise de panique une fausse alarme : le corps ragit comme s'il y avait danger rel, alors qu'il n'y a pas de danger rel.
Dans le domaine de la phobie sociale, ces manifestations de panique ou de type panique sont frquentes, cumulant 4 ou 5 symptmes (voire plus) parmi ceux qui viennent d'tre numrs. Comprendre ces symptmes et apprendre les remettre en cause apportent des outils non ngligeables.
Dysfonctionnements respiratoires et tension musculaire :
, la personne souffrant de phobie sociale est tendue musculairement et respire mal, de manire force et artificielle, a fortiori dans les situations d'interaction sociales. Remettre en cause le trouble peut donc passer par un apprentissage du relchement et d'une respiration naturelle.

Le dialogue tonique
a. Tonus musculaire
La physiologie de lindividu prsente deux types de muscles :
- Muscles lisses (ou muscles blancs) : leur contraction est autonome, involontaire ou soumise au systme nerveux vgtatif.
- Muscles stris (ou muscles rouges ou muscles squelettiques) : unissant les os, ils permettent la mobilit du sujet. La contraction de ces muscles est volontaire, soumise au contrle crbral.
Ce sont les muscles stris, muscles volontaires, qui nous intressent ici. Ces muscles sont maintenus dans un tat de contraction partiel mais permanent : le tonus musculaire, qui permet par exemple de maintenir le corps dans une situation donne. Ce seuil minimal de contraction est bien entendu variable selon lindividu. Dans le cadre de la phobie sociale, la tension est extrmise dans le haut du corps.
b. Rgulation
Les chocs, motions agissent sur la fonction tonique du muscle, do limportance de lapprentissage de sa
rgulation en relaxation. Selon ses capacits, le sujet rpondra de deux manires une agression :
- Drglement du tonus musculaire : agress, le sujet se contracte exagrment. Cette dpense dnergie ne lui permet pas dagir correctement pour rsoudre le problme. Dautres sollicitations surgissent. Nayant pas retrouv tout son tonus musculaire, cette nouvelle agression est encore plus mal vcue que la prcdente La tension devient chronique, augmentant l'anxit, nuisant au bien-tre mais aussi la performance sociale.
- Rgulation du tonus musculaire : le tonus musculaire est plus bas. Lagression ne cre pas ou peu de tensions. Le sujet peut ragir, avoir accs ses ressources puis retrouver rapidement et aisment son tat de dpart. cet tat de rgulation permet au sujet d'accder ses ressources et de garder un seuil de stimulation bas. l'anxit ne se dveloppe pas.
c. Fonction et dialogue tonique
La fonction tonique est au centre de la vie de chaque individu. Dans ses relation avec lui mme, mais aussi avec son environnement.
Dans ce cadre, la relation soi et au monde dpend essentiellement du dialogue tonique que lindividu peut mettre en place. Rpondre aux demandes de manire sereine, dans un corps libre et panoui, tablir une relation non-tensionnelle.
Ce dialogue est autant physiologique que psychologique. Cest dailleurs l une de ses spcificits. Rconciliant intellect et corporalit, il apporte lindividu une juste et libre apprciation de la vie en relation.

La matrise de ce dialogue est le but de la relaxation, adapte dans son utilisation aux particularits de chacun.

La respiration:

Respiration - Emotion
La respiration est la seule fonction vitale dpendante du systme neuro-vgtatif que lhomme puisse matriser. Participant la rgulation du systme nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale dun point de vue physiologique.
Dun point de vue psychologique, la relation entre respiration et tat motionnel nest plus prouver. Mais, dans le cadre de la gestion motionnelle, limportant est de constater que cette relation est bilatrale :

La vie psychique influe sur la respiration.
La respiration influe sur la vie psychique.
Fonction respiratoire
Pour respirer, il faut des muscles. Le diaphragme est le muscle le plus important de la fonction respiratoire.
Dans une respiration libre, le diaphragme sabaisse linspiration et monte lexpiration.
Il assure une respiration ample et abdominale.
Dans les respirations superficielles, irrgulires, arythmiques, le diaphragme est souvent bloqu. Des tensions musculaires contrarient la libert du souffle, ce qui impose lindividu un surcrot deffort.
En lui redonnant sa mobilit, on accrot la ventilation pulmonaire, on masse le plexus solaire, on tonifie la rgion abdominale.

La vie respiratoire
La respiration abdominale est celle du bb et du jeune enfant avant apprentissage, celle des dormeurs profonds et des animaux.
L'ducation ("Tiens-toi droit!", "rentre ton ventre"), la vie sociale modifient la respiration naturelle et profonde : elle devient thoracique et superficielle.
Une respiration libre, calme et diaphragmatique assure un meilleur quilibre motionnel.
Complte, elle procure une relaxation profonde et tonifie lorganisme.
En respirant amplement, on dtend les muscles intercostaux et on libre la cage thoracique, crispations souvent lies la peur, la timidit, la rigidit morale,
Une respiration complte, quilibre et stable (enracinement), permet la prise de conscience de lindividu dans sa globalit.

Respiration et enracinement
Se relaxer debout est une chose trange, mais essentielle car adapte au rel. Quand il y a difficult, tension, mal-tre, cest en relation avec soi, les autres ou le monde. La position premire est alors la station debout. Difficile position, lieu dun dilemme entre exigences extrieures et ressentis intrieurs : tre prsent soi et au monde. Position juste que lenfant possde, install dans son centre de gravit mais pervertie par les enjeux de nos exigences, celles des autres ou du monde qui nous entoure.
Ainsi dsquilibr, la confiance ne vient plus pour lhomme de ce quil est, corporellement et rellement, mais de ce quil pense, de ce quil sait ou de ce quil est pour les autres. Dsquilibre provoquant tensions, inscurit, rapports conflictuels,
Se recentrer, cest se retrouver pleinement : homme debout, responsable, libr, en pleine confiance, install autant en lui-mme que dans le monde qui lentoure, ressentant un juste quilibre entre tre et paratre, entre prsence soi et au monde.
Le hara : il sagit du centre de gravit originel, expriment par lenfant qui se tient debout, le bas-ventre. Naturel, ce centre a t expriment et vcu par tous. L encore, il ne sagit pas dune construction de lesprit ou dune dmarche artificielle mais dun retour au source.
Retrouver ce hara, lintgrer, le faire sien, cest se donner une base de lancement, un lieu essentiel dpanouissement de ltre tout entier, une assise franche et solide au devenir de ltre.
Illustration : Centre de gravit bas, respiration ventrale, jambes lgrement plies ne gardant que les tensions ncessaires, pieds bien en appui sur le sol, assise du bassin.
Intolrance l'incertitude
Le terme d'intolrance l'incertitude parait judicieux dans le cadre de l'anxit.
Face une situation, l'incertitude survient. Elle nourrit l'inquitude et par la mme le phnomne anxieux.
L'inquitude se conceptualise sous la forme d'un discours intrieur, de penses verbales ou bien d'images mentales catastrophistes.
" Il ne me trouve pas intressant"
"Je n'y arriverai jamais"
"Je suis nul"
"Ils vont se moquer de moi"
"Il va m'agresser"
Il parait donc justifi de poser tout d'abord l'anxit comme un trouble cognitif. Les cognitions tant ici, les penses, reprsentations, images mentales...

Les manifestations anxieuses qui suivent tmoignent d'ailleurs de cette dimension cognitive :


Sensation de danger imminent et mal identifi
Sensation dimpuissance face au danger
Sensation quun vnement ngatif menace
Penses inquitantes et rptitives chappant la volont du sujet
Tension dans lattente dune nouvelle importante mais encore incertaine
Tension dans lattente dun rendez-vous ou dune preuve importante
Tension accompagne dapprhension et de rumination mentale

Tension accompagne de crises de panique
Peur de se retrouver seul et impuissant dans des situations dangereuses
Peur dadopter des comportements humiliants ou embarrassants
Proccupation obsessionnelle propos dune action dtermine.
Pense obsessionnelle de violence inflige ou subie
Souvenirs rcurrents et envahissants dun vnements stressant
Peur de prendre des dcisions errones
Dans le cadre de la phobie sociale, l'intolrance l'incertitude va se manifester entre autres chez l'individu au regard de sa performance et de ce que les autres peuvent en juger (car un jugement est suppos). Les informations n'tant pas ncessairement claires et accessibles, ce qui rend l'incertitude intolrable, le sujet va mettre en place tout un systme d'valuation de la situation, pour tablir une illusion de contrle sur ce qui est en train de se passer, tout un ensemble de schmas, postulats, distorsions de la ralit et de penses automatiques, senses diminuer l'anxit mais augmentant en fait le phnomne.
enchainement:
1) croyances et inconscient
Avec le terme inconscient, nous sommes loin de lemploi psychanalytique. Il faudrait plutt le rapprocher du sens de mmoire long terme, inexact mais moins ambigu.
Au gr de notre histoire, de notre sensibilit, de stress rpts pendant lenfance, de traumatismes, dexemples familiaux ou sociaux, nous emmagasinons tous des informations diverses dans la mmoire long terme. Ses informations, dysfonctionnelles dans le cas de lanxit, sont stockes sous la forme de postulats, schmas
Dans le cadre de lanxit, ces schmas reflteront souvent :
- Une vision menaante du monde extrieur
- Une vision dfaillante du monde intrieur
- Une vision pjorative du futur
Un postulat-type sera par exemple : Si je ne contrle pas la situation, quelque chose de mauvais va arriver . Dautres schmas du mme type se regrouperont sous la forme de perception dun danger et dincapacit de faire face.
A travers le filtre de lanxit, danger et contrle , la vision de soi, des autres, du monde va sorienter et faire natre de nouveaux postulats, schmas diffrents selon lindividu. Quelques exemples en reprenant les trois groupes essentiels :
- Une vision menaante du monde extrieur : La vie, cest marche ou crve / les autres sont des requins / Lenfer, cest les autres / on nexiste que quand on gagne / Les hommes ne sintressent quau sexe / La vie est une souffrance
- Une vision dfaillante du monde intrieur : je suis nul / je ne vais pas y a arriver / je nai pas de chance / je nai rien dintressant dire / Je nexiste pas sans mes performances
- Une vision pjorative du futur : Personne ne sait ce que lavenir nous rserve , Il vaut mieux tre toujours sur ses gardes
Nous mettons donc tous en place des schmas, schmas que jean cottraux dfinit par structure organise qui contient les savoirs et les attentes de lindividu vis--vis du monde .
Il y a trouble comme l'anxit lorsque ces schmas sont inadapts aux bien-tre.
Les difficults sont multiples :
- un schma parait indiscutable et rigide
- Le schma va orienter tout traitement de l'information. ce qui vient le confirmer est amplifi, ce qui lui est contraire est minimis
- Un schma est inconscient : il surgit travers l'motion, sans ncessairement passer par la conscience et son traitement logique.
- Le schma n'est pas trait de manire logique mais est donn comme vrai.
- Pour attnuer les effets du schma, l'individu va mettre en place des comportemetnts dysfonctionnels.
- ...
Ces schmas cognitifs constituent le "domaine de dfinition" du trouble. Ils sont fonds sur un traitement dysfonctionnel de l'information, s'auto-renforcent et sont en partie inconcient. Il s'agira donc de les remettre en cause, de manire rationnelle et consciente dans un entretien de thrapie cognitive ou de manire inconsciente avec l'hypnose ericksonienne.


2) Processus, distorsions
Chez le sujet anxieux, une distorsion sopre au stade cognitif. La lecture de la ralit sloigne dangereusement de la ralit elle-mme. Cest ce que l'on appelle une lecture dysfonctionnelle.
A titre dexemple, quelques penses dysfonctionnelles :
- Lectures de penses : lindividu pense savoir ce que pensent les autres sur lui-mme.
Ex : Ils me prennent pour un imbcile .
- Affirmation sans preuve : ce sont la plupart du temps des prdictions alatoires, la forme ngative.
Ex : De toute faon, on ne vas pas y arriver.
- Maximalisation et minimalisation : dans le cadre du stress, tendance sur-estimer les checs, sous-estimer les russites.
Ex : L, ctait trop facile. Tout le monde pouvait le faire.
- Gnralisation : gnralisations abusives.
Ex : Je ne suis pas fait pour les examens
- Tout ou rien : dans le cadre du stress, par exemple, ne penser quen terme de russite.
Ex : On nexiste que quand on gagne.
- Dduction abusive ou slective : tendance ne retenir que ce qui sert lide anxiogne ou stressante, en le sortant de son contexte.
Ex : Il ne ma pas pass le sel. Tu vois quil ne maime pas.
- Personnalisation excessive des vnements : ramener les vnements soi.
Ex : Tout ce qui arrive est de ma faute.
On le voit, dans la phobie sociale, la ralit est distordue. Il est ncessaire de mettre en valeur et de faire prendre conscience au sujet de ces erreurs de traitement de l'information, pour ensuite les recadrer en mettant en place une lecture plus rationnelle de la ralit.
3) Penses automatiques
Le cognitivisme est avant tout une science de la pense.
On analyse donc ce qui, dans les penses, modes de penses, dans les croyances, disfonctionne et gnre le mal-tre.
Penser, chez ltre humain se concrtise, schmatiquement de deux manires :

Penses automatiques : ce mode de pense nest pas contrl ou conscient.
Lindividu est passif. Ses penses simposent lui-mme comme des schmas prdfinis issus de lobservation (subjective et dforme) par le sujet de lui-mme de son environnement et de toutes leurs interactions.
Ex : a narrive qu moi , de toute faon je vais me planter , il ne me supporte pas
Ce mode de pense est donc automatique, immuable et constant : la pense contrle le sujet

Penses rationnelles : mode de pense contrl et conscient (autant que cela est possible et envisageable). Il sagit dune pense intentionnelle, plus ponctuelle. Face un vnement, on ne ragit pas automatiquement, on ne se laisse pas influencer par un vcu, des interprtations abusives et mcaniques. On prend du recul, on recherche une dmarche logique et rationnelle : Le sujet contrle la pense.
Du choix entre ces deux modes de rponses de la pense dpend l'quilibre du sujet.

La dmarche cognitive propose de sinterroger sur ces penses automatiques et leur mise en place, pour, dans un second temps les remplacer par des observations plus rationnelles et conformes la ralit. Le sujet reprend le contrle de ses penses et de leur pertinence.
Remettre en cause ses a-priori, cest se permettre de repartir sur de nouvelles bases, de rendre possible le changement, de gnrer dautres comportements chez soi et, en interrelation chez les autres. La pense anxieuse entre autres dans la phobie sociale :
- est irrationnelle ou outrancire.
- dtient le monopole (il n'y pas d'autres manires de penser la ralit qui soit disponible).
Il s'agit donc de remettre en cause la pense automatique en proposant des penses alternatives, permettant ainsi de briser le monopole de ce qui est anxiogne.
Croyances
Les croyances sont des rgles gnralisantes tablies par lindividu sur lui-mme, les autres et le monde. Les croyances vont donc conditionner et orienter lapprhension de la ralit. Les croyances constituent en quelque sorte la trame de la carte de la ralit du sujet. En cela, elles nmergent que peu ou pas la conscience. Une des dmarches utiles en thrapie va tre de mettre jour ces reprsentions du monde.
Nous avons tous des croyances
Ces croyances peuvent tre des croyances ressources (favorisant la performance), des croyances neutres et des croyances limitantes (nuisant la performance).
Cette vision du monde est un filtre qui sinstalle entre le sujet et la ralit et conditionne donc penses, motions (tats internes) et comportements, dans un systme qui sauto-renforce et sauto-valide :

Auto-renforcement et auto-validation
Ltre humain a besoin de cohrence et de logique. Aussi le sujet va sorganiser en fonction de ses croyances et inconsciemment filtrer les informations qui viennent valider et renforcer le systme de reprsentation du monde. Ce tri va se muer certains moments en une dmarche de distorsion de la ralit pour quelle vienne convenir aux croyances personnelles ( Tu vois, je te lavais dit ! ). Ce besoin de confirmer les reprsentations et strotypes internes va conduire le sujet crer sa ralit, dans une boucle cognitive, motionnelle et comportementale automatique.
Si la boucle se construit sur des croyances ressources, positives, le sujet sinscrit dans une logique interne de bien-tre, russite, de performance
Si la boucle se construit sur des croyances limitantes, ngatives, le sujet volue dans une logique interne de mal-tre, dchec ou dinefficacit.
Croyances et apprentissages
Dans les paragraphes prcdents, nous venons de voir que cest en fonction de ce que nous pensons du monde que nous orientons nos choix. Cette connaissance se construit selon divers processus qui prendront selon le cas, une forme limitante ou enrichissante. Chacun se construit sa carte du monde, nous nagissons pas sur la ralit mais sur la reprsentation quon en a. Cette nature non-logique et constitutive de lego entraine ncessairement des dysfonctionnements. Parmi ceux-ci, nous en retiendrons trois familles, prpondrantes, proposes par la programmation neuro-linguistique et qui viennent complter la dmarche cognitive :
1) Gnralisation (mise en place des croyances, des jugements de valeurs) : cest le processus qui vise tirer une leon gnrale dvnements particuliers, premier filtre entre nous et la ralit. Ainsi, on tablit des croyances, jugements de valeur.
Construite sur des vnements du pass, la gnralisation permet dinstaller une illusion de contrle, illusion de comprendre le prsent et de prvoir lavenir. On entrevoit aisment la fois son effet rassurant court terme mais aussi son effet pernicieux moyen et long terme.
2) Slection omissions et distorsions : Ayant mis en place des croyances, on slectionne ce qui vient confirmer le systme, renforcer les croyances. On en vient distordre linformation pour quelle puisse entrer dans ce cadre de rfrence.

3) Filtres
Nous filtrons donc la ralit, cela plutt trois fois quune :
- Filtre neurologique : notre perception de lextrieur dpend de notre cerveau, de notre systme nerveux, de la perception par les sens
- Filtre culturel, social : nous apprcions la ralit selon les critres du groupe auquel nous appartenons.
- Filtre personnel : chaque individu est unique, aura donc une conceptualisation du rel personnelle en fonction de ses diffrentes expriences (ducation, influence familiale, sociale, vnements de vie)
Un des buts en thrapie de la phobie sociale sera donc dobserver la carte du monde tablie par le sujet et de la recadrer de manire adapte au bien-tre en ouvrant l'ventail de ses choix, des lectures possibles. Ceci implique une synchronisation du thrapeute sur le client, car pour en faire voluer les frontires, il faut s'installer dans le territoire. Le thrapeute docte, conseilleur ou mentor n'a que peu de chance d'y parvenir.

Scnario catastrophe
Ce nest donc pas le monde qui importe, dans le domaine de lanxit, mais la carte que lon en fait. Schmas, postulas, penses automatiques sinstallent comme de multiples filtres entre lindividu et la ralit.
Dans le cadre de la phobie sociale, le scnario catastrophe . Une technique appele flche descendante (cf illustration ci-contre) met bien en valeur ce processus.
A chaque intersection , lhypothse la plus ngative est choisie, pour prendre le monopole. Cette tendance se dveloppe, devient automatique et inconsciente. La lecture de la ralit devient une lecture-catastrophe.
  • crazy dz

(Tags)
phobie, sociale

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